Consigner, porter ses EPI, vérifier l'absence de tension
Formation électricité : trois jours pour intervenir en sécurité
Diagnostiquer, dépanner et remettre aux normes une installation électrique résidentielle — sur un vrai plateau technique, avec un formateur qui corrige votre geste.
- 21 heures
- 3 jours
- 10 participants maximum
- 22 métropoles
1 590 €ou 1 740 € avec le parcours en ligne

Comment se répartissent les 21 heures
3 jours en présentiel, du mercredi au vendredi.
3 jours en présentiel, soit 21 heures, du mercredi au vendredi, dans un centre partenaire. Matériel et équipements de protection prêtés.Tout se passe sur place, dans un centre partenaire à moins de quinze minutes du centre-ville.
Ce qui est posé sur votre poste
Outillage, EPI, appareillage et instruments de mesure. Vous venez avec des chaussures fermées, rien d'autre. Un poste par personne, 6 à 10 participants, du mercredi au vendredi.
Ce que vous saurez faire en sortant
Lire un schéma, reconnaître un circuit, tracer une ligne
Composer et raccorder un tableau complet
Diagnostiquer une panne et savoir où s'arrête votre intervention
Le programme, jour par jour
- 1Jour 1
Sécurité et cadre
- Tension, intensité, puissance : les grandeurs qui expliquent tout
- Le risque réel : contact, arc, incendie
- Consignation, EPI, vérification d'absence de tension
- Votre responsabilité chez un client
- 2Jour 2
L'installation résidentielle
- Lire un schéma, reconnaître un circuit, tracer une ligne
- Sections, calibres, différentiels : la logique de protection
- Prises, points lumineux, va-et-vient, télérupteur
- Atelier sur poste — un poste par participant
- 3Jour 3
Intervenir chez le client
- La norme NF C 15-100 : ce qu'elle exige concrètement
- Composer et raccorder un tableau complet
- Diagnostiquer une panne et la réparer
- Où s'arrête votre intervention
Le tarif et les dates de la formation électricité
Vous venez de lire le programme. Le reste — ce que ça coûte et quand ça se passe — part par e-mail, tout de suite.
- Le programme détaillé, heure par heure
- Les dates dès qu’une session ouvre près de chez vous
Comment est faite une installation électrique résidentielle
Avant d'intervenir sur une installation électrique, il faut savoir par où le courant arrive, comment il se répartit, et ce qui le coupe quand quelque chose tourne mal. C'est ce que posent les trois jours.
Du compteur jusqu'à la prise
Le courant entre dans le logement par le compteur, puis par le disjoncteur de branchement qui protège l'ensemble et permet de tout couper. Il arrive ensuite au tableau électrique, le cœur de l'installation : c'est là que la ligne unique se divise en circuits distincts, chaque circuit électrique partant vers un usage précis — l'éclairage, les prises de courant, la cuisson, le lave-linge, le chauffage. Chaque circuit part avec ses propres conducteurs, phase, neutre et terre, calibrés selon ce qu'il alimente. Une section de câble de 1,5 mm² pour un point lumineux, 2,5 mm² pour des prises, 6 mm² pour une plaque de cuisson : ce ne sont pas des chiffres arbitraires, ils découlent de l'intensité que la ligne doit supporter sans chauffer.
Les protections, et ce que chacune surveille
Deux dangers, deux protections. Le disjoncteur divisionnaire surveille l'intensité : il coupe en cas de surcharge ou de court-circuit, avant que le câble ne s'échauffe et n'allume un incendie. L'interrupteur différentiel, lui, surveille la fuite de courant vers la terre : réglé à 30 milliampères, il coupe avant qu'une personne en contact avec un appareil défectueux ne soit électrisée. Les deux ne se remplacent pas. La prise de terre, reliée à un piquet planté dans le sol, complète le dispositif : sans elle, le différentiel n'a rien à détecter. La norme NF C 15-100 fixe le nombre de circuits, les sections et les protections exigées dans un logement neuf ou rénové.
Les pannes qui reviennent chez le client
Un disjoncteur qui saute dès qu'on branche un appareil, une prise qui ne délivre plus rien, un va-et-vient qui ne commande plus qu'un sens, un luminaire qui clignote, une installation entière qui se coupe à chaque orage. Derrière chacune, il y a une cause identifiable : un conducteur desserré dans une boîte de dérivation, un neutre coupé, une isolation vieillie, un appareil qui met à la masse. Diagnostiquer, c'est remonter du symptôme à la cause avec un multimètre et une méthode, au lieu de remplacer au hasard. C'est ce qui sépare un dépannage propre d'un bricolage qui reviendra.
Le matériel électrique, pièce par pièce
Dans un coffret électrique récent, on trouve le disjoncteur général en tête, puis une rangée de disjoncteurs divisionnaires, chacun avec son calibre en ampères — 10 A pour l'éclairage, 16 ou 20 A pour les prises électriques, 32 A pour la cuisson. Au-dessus, les interrupteurs différentiels regroupent ces circuits électriques par famille. Un contacteur commande le chauffe-eau en heures creuses. Un parafoudre protège les appareils électriques dans les zones exposées. Les anciennes installations, elles, fonctionnent encore avec des fusibles à cartouche : un fusible ne se répare pas, il se remplace, et un fusible de calibre trop fort supprime toute la protection. Vient ensuite le câblage : des fils électriques de couleur normalisée — bleu pour le neutre, vert et jaune pour la terre — serrés sur des bornes, cheminant en gaine jusqu'aux interrupteurs et aux points d'alimentation électrique. Un logement ordinaire est en monophasé ; le triphasé se rencontre sur les installations puissantes et les ateliers.
Ce qui provoque un accident, et ce qui l'évite
Deux phénomènes distincts, souvent confondus. L'électrisation, c'est le passage du courant électrique dans le corps : il contracte les muscles, empêche de lâcher prise et perturbe le cœur. L'électrocution, c'est l'électrisation qui tue. Le reste des sinistres est thermique : un conducteur sous-dimensionné, une borne mal serrée, une multiprise en surcharge, et le matériel électrique chauffe jusqu'à l'incendie. Les protections répondent exactement à ces deux risques : les différentiels aux fuites de courant vers la terre, les disjoncteurs aux surcharges et aux courts-circuits. Sur une installation neuve ou entièrement rénovée, le Consuel vient attester la conformité avant la mise en service par le distributeur. Un électricien travaille toujours après coupure de l'alimentation, jamais avant : c'est la règle qui ouvre les trois jours et qui ne souffre aucune exception.
Les questions qu'on nous pose sur cette formation
Faut-il une habilitation électrique pour suivre cette formation ?
Aucun prérequis : la formation est ouverte à tous. Il est utile de savoir ce qu'est une habilitation, parce que la question revient vite : c'est un titre que remet un employeur à son salarié, après une formation dédiée à la prévention du risque électrique, pour l'autoriser à travailler sur ou près d'une installation. Elle s'obtient donc par l'entreprise. Ces trois jours vous donnent la compréhension de l'installation sur laquelle cette habilitation s'appuie — le meilleur socle possible avant de la passer.
Quelle est la différence entre un disjoncteur et un différentiel ?
Le disjoncteur protège l'installation : il coupe quand l'intensité dépasse ce que le câble peut supporter. Le différentiel protège les personnes : il compare le courant qui part et celui qui revient, et coupe dès que la différence trahit une fuite vers la terre. Un tableau correct comporte les deux — il existe aussi un disjoncteur différentiel, qui réunit les deux fonctions dans un seul appareil. Une installation ancienne en manque presque toujours, et c'est le premier point à vérifier avant tout raccordement nouveau.
Peut-on intervenir sur un tableau électrique sans couper le courant ?
Non, jamais, et c'est le premier réflexe travaillé pendant les trois jours. Consigner, c'est couper, condamner, signaler, puis vérifier l'absence de tension avec un appareil dont on a testé le bon fonctionnement juste avant. Ce n'est pas une formalité : la majorité des accidents graves d'origine électrique surviennent sur une installation que quelqu'un croyait hors tension.
Le cadre : une formation professionnelle continue de 21 heures
Cette formation électricité relève de la formation professionnelle continue, celle qui s'adresse à des adultes déjà engagés dans une vie professionnelle — par opposition à la formation initiale, suivie avant d'entrer dans le métier. C'est une action de professionnalisation courte : 21 heures, 3 jours en présentiel, du mercredi au vendredi, 6 à 10 stagiaires. Chaque participant repart avec une attestation de fin de formation mentionnant la durée, les objectifs travaillés et les compétences visées — un document à présenter à un employeur, à un client ou à un financeur.
Qui peut suivre une formation comme celle-ci
Aucun diplôme n'est demandé, aucun test d'entrée non plus. L'offre de formation est ouverte aux salariés, aux artisans et indépendants, aux demandeurs d'emploi et aux personnes en reconversion. Avant de confirmer une place, nous vérifions avec vous qu'elle sert réellement votre projet professionnel : si votre situation exige une qualification professionnelle, un parcours de formation plus long ou un diplôme, nous vous le dirons et nous vous orienterons vers l'organisme de formation qui le propose.
Qui paie, et comment s'y prendre
Cela dépend entièrement de votre statut, et c'est la première chose que nous regardons. Un employeur peut inscrire un salarié au titre de son plan de développement des compétences — l'ancien plan de formation —, et la formation se déroule alors sur le temps de travail. Un artisan ou un indépendant relève d'un organisme paritaire propre à son secteur. Un demandeur d'emploi ou une personne en transition professionnelle relève d'autres règles encore. Nous préparons le devis, le programme et la convention ; vous déposez la demande avant la formation, jamais après.
Et si ce n'est pas d'une formation que vous avez besoin
Cela arrive. Quand la direction n'est pas claire, c'est un bilan de compétences qui répond, pas un stage. Quand l'expérience est déjà là mais sans document pour la prouver, c'est la validation des acquis de l'expérience : la VAE transforme une expérience professionnelle en diplôme, sans retourner en cours. Ces 21 heures servent à autre chose — apprendre un geste, élargir une activité, ou vérifier qu'un métier vous convient avant d'engager une évolution professionnelle plus lourde.
À qui s'adresse la formation électricité
Artisans du bâtiment, agents de maintenance, personnes en reconversion, auto-entrepreneurs des services à domicile.
Ai-je le droit de toucher à l'électricité sans diplôme ?
Chez vous, oui : aucun diplôme n'est exigé pour intervenir sur votre propre installation. Comme salarié, oui également, si votre employeur vous y autorise et vous a fait habiliter électriquement. Mais pour intervenir chez un client et le facturer à votre compte, non : l'installation et la réparation d'installations électriques exigent une qualification professionnelle, qui s'obtient par un diplôme de niveau CAP au minimum ou par trois années d'expérience dans le métier. Le diplôme n'est donc pas la seule porte, mais il en faut une des deux.
Où suivre la formation électricité : 22 métropoles
Cette formation est proposée dans 22 métropoles françaises. Tout se passe sur place, dans un centre partenaire à moins de quinze minutes du centre-ville. Nous ouvrons les sessions là où les demandes s'accumulent — dites-nous votre ville et nous vous prévenons dès qu'une date y est fixée.
Financer la formation électricité
Vous n'aurez peut-être rien à payer. Plusieurs dispositifs permettent de financer cette formation, en totalité ou en partie. Lesquels vous concernent dépend entièrement de votre situation — salarié, artisan, indépendant, en recherche d'emploi ou en reconversion.
Plutôt que de vous laisser démêler seul des règles qui changent selon les cas, dites-nous qui vous êtes et ce que vous visez : nous vous répondons avec les dispositifs qui s'appliquent à vous, la marche à suivre et les pièces à réunir.
Aucune prise en charge n'est automatique, et le dossier se monte avant l'entrée en formation. C'est justement pour cela qu'il vaut mieux en parler tôt.
Savoir ce à quoi j'ai droit
Les financements pour la formation électricité
Trois informations suffisent. Nous vous répondons avec les dispositifs qui s'appliquent à votre situation, la marche à suivre et les pièces à réunir.
- Le programme détaillé, heure par heure
- Les dates dès qu’une session ouvre près de chez vous
Recevoir la plaquette — électricité
Le programme détaillé des 21 heures, ce qui est fourni, et le tarif. Dites-nous votre ville : nous vous prévenons dès qu'une session y est fixée.
- Le programme détaillé, heure par heure
- Les dates dès qu’une session ouvre près de chez vous